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orsque nos deux embarcations étaient à proximité, ce n’est pas mêlant, l’un de nous était continuellement aux prises avec un doré. Dès que l’un finissait une remise à l’eau, un autre s’écriait qu’il avait ferré un poisson… Et les heures passaient ainsi sans que ce rythme s’essouffle! En excluant les dizaines et les dizaines de dorés remis à l’eau, notre première journée sur le lac Lemieux se solda par la capture de 31 spécimens, totalisant un poids de 84 livres. Poids moyen des dorés capturés : 2,7 livres, dont un beau spécimen de 4,9 livres capturé par le jeune Raphaël qui en était à sa toute première expérience de pêche au doré. Le lendemain, étant donné que le lac est non régi par le tirage au sort des chalets Waconichi en raison de son accessibilité restreinte et qu’il était libre, nous sommes retournés vérifier « si nous n’avions pas rêvé ». Bilan de cette deuxième journée : un brochet de 14 livres et une brochette de 14 dorés affichant un poids total de 36 livres, soit une moyenne de 2,6 livres par poisson! Fabuleux!
Je vous parle du lac Lemieux, mais les réserves fauniques Assinica et des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi (AMW), qui sont gérées conjointement et qui sont situées à une vingtaine de kilomètres au nord de Chibougamau, renferment plus de 5000 lacs. Deux jours auparavant, nous avions fait une pêche tout aussi incroyable au lac Frotet. Nous y avons puisé des dorés à un rythme tout aussi intense. Parfois, devant la férocité du combat, nous savions que nous avions affaire à un brochet. Et cette journée-là, je suis passée à deux doigts de capturer mon plus beau doré à vie. Nous pêchions depuis près d’une heure. Mes compagnons de pêche du moment, Dan Gagnon, le directeur de la réserve, et Denis Lapointe, propriétaire du magazine, avaient déjà plusieurs dorés d’avance sur moi. Soudainement, ma canne fut secouée par une violente attaque. Je crus d’abord qu’il s’agissait d’un brochet… mais au bout de quelques secondes, plus rien. Uniquement une forte résistance, sans la moindre secousse. Bizarre. Devant la lourdeur du spécimen, je récupérai lentement, sans prendre de risque. Lorsque le doré apparut enfin à la surface, à moins d’un mètre de l’embarcation, nous avons tous explosé de joie devant la taille du spécimen. « Wow!, il doit bien faire six livres, peut-être même sept, s’écria Denis. Attends un peu, Caro, laisse-le dans l’eau, il faut filmer ça! » « Quoi??!!??? T’es pas sérieux? lui répondis-je. C’est parce que mon doré, lui, il n’attendra pas! » Depuis qu’il s’était montré le nez à la surface de l’eau, il bataillait joyeusement pour se défaire de son emprise. Avec le soleil qui plombait, on aurait dit un lingot d’or qui se débattait à fleur de l’eau. En moins de quelques secondes, paf! Il reprit sa liberté sans nous laisser le temps de tourner la moindre image. Quel dommage! Au moins, j’avais eu la satisfaction de le voir de très près et j’avais également eu la confirmation qu’il s’agissait d’un trophée exceptionnel. J’ai bien essayé, tout le reste de la journée, de le reprendre, mais sans succès. Il devait avoir eu sa leçon pour cette journée-là. Mais avis à tous, ce « lingot d’or » nage toujours dans les eaux du lac Frotet! Et j’espère bien que quelqu’un aura la chance de croiser le fer avec lui un de ces jours.
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En plus d’avoir l’apparence de véritables lingots d’or, les dorés de la réserve des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi sont pratiquement aussi lourds qu’eux! Plusieurs lacs permettent la capture de dorés trophées ayant un poids moyen de 2,6 et 2,7 livres! |
Un autre plan d’eau qui a été le théâtre d’émotions fortes lors de notre séjour aux réserves Assinica et des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi est le lac Lemoine. N’ayant jamais pêché le brochet, Yves et notre jeune Raphaël avaient été particulièrement impressionnés par la fougue des quelques spécimens qu’ils avaient combattus au lac Frotet. Lorsqu’ils apprirent que le lac Lemoine renfermait exclusivement des brochets, ils se sont portés volontaires pour une journée de pêche sur ce plan d’eau, en compagnie de Denis Lachance. À leur retour, soyez certains qu’ils en avaient eu pour leur argent. À eux trois, ils avaient combattu tout près de 150 brochets, pesant de 3 à 8 livres. Nos deux nouveaux accros du brochet en avaient long à raconter à leur retour! Mais l’expression de leur visage et leurs yeux ronds comme des billes suffisaient pour exprimer leur ravissement.
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